Mieux Choisir son Compte de Libre Passage : une prévoyance à optimiser

Mieux Choisir son Compte de Libre Passage : une prévoyance à optimiser

En Suisse, le capital cotisé sur votre prévoyance ne peut en aucun cas être perdu lorsque vous quittez votre travail.

Cette interruption momentanée de l’activité lucrative peut être liée à diverses causes comme la maternité, le chômage, le voyage, le licenciement ou la création d’une entreprise.

Vos avoirs sont dès lors versés sur un compte de libre passage à l’initiative de votre employeur, dans le cas où vous n’auriez pas effectué vous-même les démarches.

Or, bien choisir son compte de libre passage permet d’en augmenter sa rentabilité.

Telexoo vous explique tout ce qu’il faut savoir sur le compte de libre passage.

Sommaire

 

Qu’est-ce qu’un compte de libre passage en Suisse ?

Le deuxième pilier de la prévoyance professionnelle en Suisse

En 1985, le système de prévoyance entre en vigueur en Suisse. Elle octroie une protection financière à ses bénéficiaires en cas de décès, d’invalidité ou de départ à la retraite.

En outre, elle repose sur 3 piliers, inscrits dans la Constitution fédérale en 1972 : le premier correspond à la prévoyance de l’État, le second à la prévoyance professionnelle, et le troisième relève de la prévoyance privée.

Le 2e pilier permet le maintien du niveau de vie habituel une fois l’heure venue de prendre sa retraite. Il vient compléter le premier pilier afin de vous assurer une retraite plus confortable. Le capital se construit grâce à des cotisations versées à la caisse de pension par l’employé et l’employeur, au moins à parts égales. Le montant contribué par votre employeur se situe entre 7 % et 18 % du salaire selon votre âge. 

 

L’intérêt du compte de libre passage

Le capital accumulé au cours de vos années de services dépend de la fondation de prévoyance et du contrat souscrit par votre employeur avec celle-ci. Cependant, vous ne travaillerez probablement pas au même endroit toute votre vie : changer d’employeur est un événement pouvant survenir à une ou plusieurs reprises durant votre carrière. De plus, il est possible que certains ressentent le besoin de se former en vue d’une reconversion professionnelle, tandis que d’autres pourraient être séduits par l’idée de prendre une année sabbatique.

Or, quitter son emploi équivaut à quitter la fondation de prévoyance dans laquelle se trouvent vos avoirs.

Le compte de libre passage est donc celui sur lequel votre capital sera versé une fois que vous quitterez votre employeur. N’étant plus sous contrat avec celui-ci, le compte de libre passage prend le relais en attendant que vous puissiez bénéficier de vos avoirs. Il bénéficie d’un taux d’intérêt préférentiel, bien que ce dernier ne soit pas le plus rentable. Néanmoins, conformément à la loi suisse, le taux acquis ne peut être revu à la baisse.

 

Comment choisir un compte de libre passage ?

Choisir soi-même son compte de libre passage : la garantie d’un taux optimisé

Faire le bon choix en matière de compte de libre passage peut s’avérer plus rentable que de laisser cette décision revenir à votre ancien employeur. En effet, certains organismes privés sont en mesure de proposer des taux plus avantageux que ceux étant couramment pratiqués. 

Il arrive souvent que des individus possèdent plusieurs comptes de libre passage. Généralement, ils sont placés dans différentes structures et leurs taux sont peu élevés. En regroupant la globalité de ses avoirs sur un même compte, les bénéfices peuvent alors être optimisés.

 

Solliciter les services d’une société privée

Opter pour un organisme privé pour héberger un compte de libre passage est la solution la plus lucrative. Votre capital peut être investi dans des fonds spécifiques offrant des rendements avantageux. En général, le taux varient entre 2 et 5 % selon la catégorie de l’investissement principal. Il en existe 5 :

  • l’immobilier ;
  • les liquidités et métaux précieux ;
  • les actions ;
  • les obligations ;
  • les matières premières.

Bien que le rendement ne soit pas fixe, il s’élève au minimum au double de ceux proposés par des caisses de pension traditionnelles.

 

Trouver le compte de libre passage adapté à ses besoins

Selon votre profil, diverses options existent. Il est ainsi envisageable de faire du « sur-mesure ». L’un des avantages des comptes de libre passage est la large palette d’investissements réalisables.

Dans un premier temps, consultez un comparateur en ligne dans le but de prendre connaissance de vos possibilités. Vous pourrez alors repérer le compte de libre passage proposant le taux d’intérêt le plus important, et vous renseigner davantage sur cet éventuel investissement.

Toutefois, mieux vaut ne pas se précipiter. Il est recommandé de se tenir informé du montant des frais pouvant s’additionner à cette démarche. Demander conseil à un professionnel avant d’entamer toute action réelle est plus judicieux. Effectivement, ce type de placement engendre de solides bénéfices, mais les risques peuvent être élevés.

 

Comment récupérer son compte de libre passage ?

Retrouver son compte de libre passage, c’est possible !

Si vous n’avez pas effectué les démarches nécessaires à l’ouverture d’un compte de libre passage de votre choix après avoir quitté votre poste, pas d’inquiétude.
Comme expliqué plus haut, le capital cotisé n’est pas perdu. Votre ancien employeur aura assurément transféré les fonds quelque part. Vous pouvez les retrouver de plusieurs façons : 

  • En demandant à votre ancien employeur. Il est tenu de vous fournir les données relatives à la prévoyance professionnelle. 
  • Les caisses de compensation de l’AVS de votre ancien employeur détiennent aussi les renseignements nécessaires à votre démarche. 
  • De la même façon, l’institution de prévoyance de votre précédent patron est dans l’obligation de répondre à votre interrogation. Elle doit être capable de prouver l’exactitude des informations qu’elle transmet.

 

Les solutions de dernier recours

Il peut advenir que les démarches présentées précédemment soient infructueuses. Dans ce cas, il est conseillé de vous rapprocher de la Centrale du 2e pilier. Elle est informée par les diverses organisations de prévoyance dès que la correspondance est rompue avec l’un de leurs assurés. Notez d’ailleurs que des courriers vous ont certainement été adressés à ce sujet.

La deuxième solution dont vous disposez est de vous renseigner auprès de la Fondation institution supplétive. Il s’agit d’une institution nationale jouant le rôle d’un filet de sécurité du second pilier. Si l’assuré n’a pas fait les démarches nécessaires, alors elle ouvrira un compte de libre passage en son nom. En général, elle prend le relais 2 ans après le départ de l’employé sans nouvelles de sa part. Aussi, elle verse la totalité de la prestation de sortie auxquels s’ajouteront les intérêts sur le compte de libre passage ouvert par ses soins.

 

Retirer les fonds de sa prévoyance professionnelle

La prévoyance professionnelle a été conçue exclusivement pour financer votre retraite. Dans la plupart des cas, les fonds sont retirés à ce moment. Pourtant, ils peuvent être récupérés avant l’âge de départ légal à la retraite dans certains cas :

  • vous percevez une rente d’invalidité ;
  • vous bénéficiez d’un départ à la retraite anticipée. Attention, c’est possible seulement si le délai n’excède pas 5 ans avant l’âge légal ;
  • vous quittez la Suisse pour une destination en dehors de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange ;
  • l’assuré décède : les bénéficiaires légaux recevront alors le capital ;
  • vous disposez d’un capital inférieur aux cotisations annuelles versées ;
  • vous souhaitez acheter un logement en propriété. Les résidences secondaires ne sont pas des investissements pouvant justifier ce retrait ;
  • les travailleurs transfrontaliers ont le droit de demander d’accéder au capital s’ils quittent la Suisse définitivement.

 

 

Choisir un compte de libre passage adapté à ses besoins revient à bénéficier d’un placement plus avantageux que sur un compte de libre passage défini par votre ancienne caisse LPP. La prévoyance professionnelle ne peut jamais être perdue, quand bien même les documents la concernant seraient égarés. Des solutions existent pour la retrouver, et ainsi être en mesure d’opter pour un contrat offrant une rentabilité satisfaisante.

18 juillet 2022
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