Bien préparer sa retraite pendant la vie active : nos conseils

Bien préparer sa retraite pendant la vie active : nos conseils

 

Préparer sa retraite n’est pas une affaire de dernière minute.

Elle s’élabore tout au long de sa carrière.

Divers leviers existent pour mener à bien ce projet essentiel.

Les actionner le plus tôt possible est nécessaire, d’autant que l’avenir en la matière est très incertain en France comme en Suisse !

Telexoo vous explique comment bien préparer sa retraite pendant la vie active.

 

Sommaire

 

Comment investir son argent pour préparer sa retraite ?

Les démarches recommandées pour assurer sa retraite

En règle générale, à partir de 35 ans, notre pouvoir d’achat s’accroît. À ce moment-là, commencer à se constituer un patrimoine pour la retraite est recommandé. Un bon nombre de trimestres a déjà été cotisé, mais il est toujours plus sécurisant de se constituer une épargne réservée à ses vieux jours.

De nos jours, investir son argent pour préparer sa retraite est plus que jamais conseillé. Plusieurs solutions existent :

  • si ce n’est pas encore le cas, acheter sa résidence principale : cette opération revient à payer une mensualité au lieu d’un loyer tout en se construisant un patrimoine. Arrivé à l’âge de la retraite et une fois les traites du crédit soldées, vous bénéficierez d’un logement sans débourser de loyer ;
  • investir dans l’immobilier locatif afin de profiter de rentes mensuelles et d’un patrimoine ;
  • diversifier ses placements ;
  • épargner au maximum de ses capacités ;
  • souscrire à une assurance vie ou un plan épargne retraite (PER ou PER individuel).

 

Le Plan d’Épargne Retraite Individuel 

Les formes du PER : quels contrats remplacent-ils ?

Disponible depuis le 1er octobre 2018 grâce à la loi Pacte, le plan d’épargne retraite individuel (PERin) a remplacé les plans de retraite existants.
Il se décline sous trois formes :

  • le PER individuel qui a pris la place du plan d’épargne retraite populaire (Perp), du contrat Madelin et des contrats dits « article 83 » ;
  • le PER d’entreprise qui a succédé au plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) ;
  • le PER d’entreprise obligatoire qui a détrôné le contrat d’assurance vie collectif souscrit par une entreprise au bénéfice de certains de ses salariés.

Les caractéristiques du PER

L’épargnant peut y verser librement des fonds. En outre, il bénéficie d’une déductibilité de ses investissements sur ses impôts.
Dans le cas où vous seriez en possession d’un contrat remplacé aujourd’hui par un PER, il est possible de transférer votre capital sur le plan d’épargne retraite individuel. Néanmoins, prenez soin de comparer vos contrats avant d’effectuer tout transfert.
Le PER offre aussi l’éventualité de choisir entre une rente viagère ou une sortie en capital. La décision vous revient et sera à déterminer en fonction de vos projets et de votre mode de vie.

 

L’assurance vie : un placement populaire

L’assurance vie est un placement populaire en raison de sa rentabilité. Elle est d’ailleurs l’épargne préférée des Français. Les investissements réalisés vous ressemblent puisque c’est vous qui déterminez la gestion du risque des fonds placés : « prudent, équilibré ou dynamique ».

Un contrat d’assurance vie est idéal pour faire fructifier son argent. Il en existe trois grands types : l’assurance en cas de vie, l’assurance en cas de décès, et un contrat mixte. L’assurance en cas de vie est un placement dont l’assuré est le principal bénéficiaire.

De plus, certains de ces produits permettent d’injecter votre capital sur des marchés financiers que l’on appelle unités de compte. Ainsi, vous détenez un portefeuille d’actions sur des supports de type SICAV, FCP, SCPI, etc. Ces placements à haut rendement, lorsqu’ils sont bien pilotés, sont tributaires du marché boursier. Aussi, ni le capital ni les intérêts ne sont garantis.

Si vous préférez jouer la sécurité, un contrat d’assurance-vie investi sur des fonds en euros semble plus adéquat. Moins rémunérateur que les unités de compte, il assure tout de même le capital et les intérêts à son investisseur. De façon générale, L’épargne est disponible, bien qu’il soit conseillé d’attendre la huitième année avant de la retirer pour des raisons de fiscalité.

 

Investir dans l’immobilier : un choix pertinent

Pour bien préparer sa retraite pendant la vie active, investir dans l’immobilier est une solution viable.

Le premier type d’investissement immobilier est le locatif. Après avoir acheté un bien, vous le louez à un particulier.

La seconde catégorie est l’immobilier pierre-papier. Il s’agit de détenir des parts de sociétés immobilières. Par ailleurs, il existe différentes catégories de ces titres de propriété, comme la SCPI (société civile de placement immobilier) ou des OPCI (organismes de placement collectif immobilier). Ces investissements présentent l’avantage de percevoir des revenus réguliers avec un bon rendement. Plus concrètement, ils se traduisent par l’acquisition de biens immobiliers destinés à des professionnels, par exemple des bureaux ou des locaux commerciaux.

À tort, on a tendance à penser que ces placements sont inaccessibles. Ils sont en réalité abordables : quelques milliers d’euros sont suffisants.
La gestion est dans la plupart des cas déléguée à une société spécialisée.

Le 3e pilier : une prévoyance à constituer soi-même

Les résidents suisses ont tout intérêt à se constituer une épargne retraite à travers le 3e pilier du système de prévoyance. Ce dernier complète les deux autres piliers (AVS et LPP) et offre lui aussi une déduction fiscale à ses bénéficiaires. Plus qu’une simple épargne, cette solution donne la possibilité d’inclure de nouvelles prestations pour vous protéger, comme un contrat en cas de décès ou d’invalidité.

Néanmoins, le 3ème pilier est un produit d’épargne avantageux seulement pour les résidents suisses ou les frontaliers genevois ayant obtenu le statut de quasi-résident, car eux seuls détiennent les mêmes avantages fiscaux que les Suisses. Il est vivement conseillé aux travailleurs franco-suisses ayant effectué une partie de leur carrière en Suisse de se tourner vers des produits d’épargne français. Dans un premier temps, car il est peu probable pour eux de bénéficier d’une retraite complète suisse. Et dans un second temps, car c’est certainement en France qu’ils passeront leur retraite et c’est donc là aussi qu’ils verseront leurs impôts.

 

Quand commencer à préparer sa retraite ?

Préparer sa retraite à 30 ans : une étape recommandée

Lorsque vous atteignez la trentaine, la retraite semble encore très lointaine. Pourtant, voici quelques recommandations à appliquer si vous souhaitez faciliter vos démarches futures :

  • créez un compte sur le site de l’Assurance Retraite pour être informé de vos droits ;
  • sachez déterminer votre âge de départ légal pour ne pas fausser les comptes lors d’estimations financières ;
  • faites quelques simulations dans le but de définir le montant des revenus complémentaires à prévoir ;
  • conservez tous vos documents relatifs à vos années de travail pour éviter toute irrégularité.

 

Conseils pour planifier sa retraite à partir de 40 ans

À partir de 40 ans, préparer sa retraite doit être l’une de vos préoccupations financières principales. Effectivement, certaines actions doivent être menées :

  • Dans un premier temps, vérifiez que votre relevé de carrière est juste. Faites le point sur votre situation.
  • Simulez de nouveau votre retraite, les lois ont peut-être changé. Vous obtiendrez de cette manière une vision réaliste de vos avoirs futurs et pourrez planifier votre budget.
  • Entamez un effort d’épargne significatif. Celui-ci sera à ajuster en fonction de vos revenus et de votre train de vie, mais plus il sera important, plus votre retraite sera sereine. Au fil des années, ce montant est supposé augmenter pour être réellement efficace.
  • Évitez de contracter trop de dettes.

 

Quel est le montant d’une retraite confortable ?

La situation économique et sociale actuelle ne laisse pas présager une évolution positive en matière de retraite, que vous soyez de nationalité suisse ou française. Les réformes des retraites sont toujours des sujets épineux à surveiller de près.

Le cas de la France

Le revenu moyen d’un retraité français ayant effectué toute sa carrière en France s’élève à environ 1 500 euros. Avoir le nombre requis de trimestres cotisés n’est pas à la portée de tous. Les femmes perçoivent généralement un montant inférieur à celui des hommes. Prévoir une retraite complémentaire est donc de rigueur dans bien des cas.

Les sommes varient en fonction des différents régimes sur lesquels il convient de s’informer.

Seul un quart des Français reçoit plus de 2000 euros une fois leur carrière terminée. Ne pas être propriétaire peut encore durcir le confort de vie des retraités français, puisqu’un loyer mensuel sera à payer ce qui corse sévèrement la gestion du budget.

Par chance, les frontaliers qui auront effectué tout ou partie de leur carrière en Suisse peuvent espérer une rente bien plus élevée. Comme le travailleur français, ils auront cotisé pour leur retraite en fonction de leurs revenus. Même si c’est la France qui se chargera de verser la rente, ils bénéficieront de leur AVS et de leur 2ème pilier. On considérera alors les 25 meilleures années travaillées si une partie de la carrière a eu lieu d’un côté et de l’autre de la frontière.

 

Le cas de la Suisse

Depuis 2003, les grands projets de réforme des retraites n’ont pas abouti. Pourtant, la situation devient urgente dans la plupart des pays occidentaux : le nombre de retraités augmente tandis que celui des actifs diminue. Ce déficit risque de se faire ressentir sur le montant des droits des pensionnés d’ici quelques années.

L’assurance-vieillesse et survivants (AVS) correspond au premier pilier du système de prévoyance des retraités. Bien qu’elle soit obligatoire, elle repose sur les cotisations de la population active et de ses employeurs. Si le nombre de travailleurs continuait à baisser, mathématiquement les capitaux seraient moindres.

Plusieurs études prédisent que le pouvoir d’achat des retraités suisses risque de diminuer. L’avenir étant très incertain, surtout dans un contexte d’inflation, mieux vaut alors préparer sa retraite pendant sa carrière.

 

De quelle organisation se rapprocher pour prévoir sa retraite pendant la vie active ?

France : la CARSAT vous accompagne

La Carsat (caisse d’assurance retraite et de la santé du travail) est une branche consacrée à la retraite du régime général de la sécurité sociale. Elle a été créée dans le but de réunir les données nécessaires au calcul des droits des travailleurs salariés ou indépendants. Plus encore, elle s’occupe de la gestion de votre compte retraite et vous conseille sur les placements à effectuer. De plus, elle délivre un relevé de situation individuel tous les 5 ans.
Enfin, elle verse les pensions des retraités à sa charge.

 

Suisse : la caisse AVS, premier pilier du système de prévoyance

L’assurance vieillesse et survivants (AVS) joue le même rôle que les deux autres piliers, à savoir contrebalancer la différence de revenus entre la vie active et la retraite. Cependant, elle est une initiative solidaire :

  • les plus jeunes générations contribuent à financer les retraites des plus âgées ;
  • les individus les plus aisés sur le plan économique paient des cotisations plus élevées.

Vous pouvez prendre contact directement avec l’AVS pour faire le point : les caisses de compensation professionnelles, interprofessionnelles, cantonales et fédérales disposent d’agences réparties sur tout le territoire.

 

Vous l’avez compris, bien préparer sa retraite pendant la vie active est aujourd’hui primordial. Pour vous accompagner, faites appel à un courtier en assurances, un conseiller financier ou autre professionnel. Vos placements seront optimisés et vous serez en mesure d’aborder plus sereinement le temps de la retraite.

26 juillet 2022
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