Frontalier suisse, un statut qui fait envie !

18/09/18

Au cœur du genevois français

Le statut de frontalier ne laisse personne indifférent, sans doute parce qu’il s’agit d’une situation bien à part, à cheval sur la Suisse et la France. Les lois, fiscales et administratives, ne sont pas tout à fait les mêmes qu’ailleurs. Ici, dans ce que l’on appelle le genevois français, c’est souvent une législation très particulière, prenant en compte les spécificités des deux pays collés l’un à l’autre, et ayant pour mission de rendre la vie plus facile à ce que l’on nomme désormais les transfrontaliers. Mais les résidents frontaliers suisses ont-ils vraiment plus d’avantages que les autres ?

 

Une douceur de vivre

Une chose est sûre. Si autant de personnes viennent travailler en Suisse tout en habitant en France, c’est qu’il s’agit certainement d’une position stratégique. A première vue inconfortable, cette double appartenance est en réalité très encadrée par la législation. Sur le plan pratique, beaucoup d’infrastructures ont été aménagées côté français pour que les résidents puissent combiner agréablement vie professionnelle et vie privée. Pour rejoindre Genève et ses cantons environnants, vous trouverez ainsi des pistes cyclables, des autoroutes, des trains, ou des bus. Les équipements concernant la petite enfance sont aussi très développés afin de soutenir les parents dans leur organisation de vie. Enfin, le cadre géographique du genevois français, Savoie, Haute-Savoie et Isère, particulièrement attractif hiver comme été, en fait une région il fait bon vivre en accord avec la nature.

 

Comment devenir un frontalier suisse

Pour avoir le droit d’entrer dans la confrérie des frontaliers, il vous suffira seulement d’être en mesure de prouver que vous avez un emploi en Suisse mais que vous préférez vivre de l’autre côté de la frontière. Ne vous sentez pas obligé de justifier votre choix. C’est ici une pratique parfaitement commune, voire très huilée. A savoir que vous n’êtes même pas obligé de résider en France, une adresse dans la zone euro suffira. Mais il l’on regarde les chiffres, il faut reconnaître cependant que la très grande majorité des frontaliers suisses est française. En même temps, il y a également des frontaliers qui viennent de Suisse. Les cas sont d’ailleurs nombreux. Beaucoup de genevois quittent la ville pour s’installer à la campagne, côté français, où le prix de l’immobilier est une aubaine au regard des salaires suisses.

 

Une qualité de vie

C’est bien connu, les salaires suisses sont au moins deux fois plus élevés qu’en France. En Suisse, les bas salaires n’existent pas, les métiers difficiles sont très valorisés. Et surtout, il y a de l’embauche. La Suisse est le pays où le chômage est au plus bas. Forcément, cela donne envie d’aller y travailler. L’avantage, c’est d’avoir le droit de vivre en France, où la vie est bien moins chère. Vous pouvez doubler votre standing, simplement en résidant en France, car en Suisse, l’immobilier est devenu inaccessible. Les gens choisissent de vivre côté français, non seulement pour décupler leur pouvoir d’achat mais aussi pour profiter d’une nature extraordinaire. Vie plus saine, plus naturelle, grands espaces, montagnes, neige, lac … C’est un tout, sans doute une recherche d’harmonie.

 

Le marché de l’emploi

Un étranger qui arrive avec une qualification reconnue trouvera facilement un emploi en Suisse. Et les jobs ne manquent pas. Les PME et PMI suisses n’hésite pas à employer des profils particulièrement qualifiés pour soutenir leurs équipes. Par rapport à l’embauche, un frontalier étranger aura en Suisse les mêmes droits qu’un travailleur suisse. La Suisse est donc un pays où l’on peut encore espérer s’implanter à condition d’apporter un savoir-faire dans un domaine précis.

 

L’aide des accords bilatéraux

La vie du frontalier suisse est encadrée par une législation particulière. Les accords bilatéraux réalisés entre la Suisse et les pays de la zone euro permettent désormais une totale libre circulation des personnes. Il faut aussi noter que tout contrat de travail donne droit à un permis de travail. A partir de là, les étrangers peuvent devenir frontaliers. Ces accords bilatéraux concernent évidemment tout l’ensemble des structures administratives qui encadrent le statut de frontalier, de l’assurance maladie à la retraite, en passant par les impôts.

 

Les impôts des frontaliers

Chez les frontaliers, il existe plusieurs façons de payer ses impôts, cela dépend notamment du canton suisse ou de la situation personnelle de la personne. Mais en règle générale, la Suisse est plutôt spécialiste de la retenue à la source, ponctionnée directement sur le salaire. Tous les cas de figures ont été envisagés par les accords bilatéraux. Le frontalier jouit d’une législation parfaitement adaptée à son statut parfois compliqué. Il faut savoir aussi que le frontalier, quelle que soit sa nationalité, touchera des prestations familiales.

 

La conversion CHF/EURO

Comment les frontaliers font-ils avec le change CHF/EURO ? Surtout dans une époque où les taux fluctuent sans cesse. N’y a-t-il pas un danger à jongler avec deux monnaies ? Comment gérer le quotidien ? Dans la majorité des cas, c’est l’établissement bancaire qui s’occupe du change sur le compte salaire. Ou des agents de change. Mais il y a des frais de dossier qui se rajoutent à la fluctuation des taux. La meilleure façon de ne pas perdre de l’argent en changeant des devises est d’entrer en relation avec un convertisseur en ligne, comme Telexoo. Il s’agit d’un site de conversion de devises, relié en temps réel aux marchés financiers et qui peut vous faire profiter des meilleurs taux de change, sans frais de dossier, ni de commission. Sur l’année, ce sont des économies considérables. Cet outil est accessible aux professionnels comme aux particuliers qui ont besoin de changer des devises, régulièrement ou non. Un outil devenu indispensable pour les frontaliers, disponible sur tablette et téléphone.

 

La douane

Depuis son adhésion à l’espace Schengen, la Suisse a ouvert ses frontières. Mais les contrôles douaniers de La Volante aux frontières et à l’intérieur du territoire s’effectuent encore régulièrement. En taxant les produits étrangers, la Suisse veut mettre de l’argent dans ses coffres et surtout protéger les entreprises locales. Pour vous éviter d’avoir à payer des droits de douane, rappelez-vous ceci : « si vous transportez des marchandises qui ne sont pas destinées au commerce, qui ne sont soumises ni à des restrictions ni à des interdictions et qui ne sont assujetties ni à un certificat ni à un permis, vous devez les déclarer à une boîte de déclaration installée aux postes frontières suisses. »

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