Cash Flow, Free Cash Flow, Ebit et Ebitda : définitions

Cash Flow, Free Cash Flow, Ebit et Ebitda : définitions

 

À première vue, les termes de Cash Flow, Free Cash Flow, EBIT et EBITDA semblent bien obscurs pour aborder la gestion des finances, mais leurs définitions sont simples à comprendre et faciles à appliquer.

Voici un petit dictionnaire pratique avec des exemples concrets pour vous aider à appréhender des termes comptables et pour optimiser l’économie de votre structure !

 

 

 

Sommaire

 

Qu’est-ce que le Cash Flow d’une entreprise ?

Traduit littéralement, le cash flow signifie « flux de trésorerie ». Cette expression est employée dans les finances en entreprise pour désigner les mouvements d’argent, entrants ou sortants, à une période donnée (souvent 3 ans). C’est donc un indicateur financier essentiel.

Un cash flow positif atteste de la fiabilité financière d’une entreprise. Il est ainsi très utile pour les gérants d’entreprise et ses partenaires économiques. Les chefs d’entreprise peuvent établir des budgets plus réalistes et envisager plus clairement des investissements ou des emprunts. Les banques observent cet indicateur afin d’estimer la valeur d’une entreprise et sa capacité financière. Par exemple, un bon cash flow peut favoriser les demandes de crédit.

Notons que le cash flow se calcule avant les impôts et l’ajout d’amortissements (soit les pertes de valeur d’un bien à cause de l’usure ou de l’obsolescence).

 

Qu’est-ce que le free Cash Flow ?

Le free cash flow, ou flux de trésorerie disponible, c’est le cash flow avec la prise en compte des impôts et des amortissements, ainsi que les actifs circulants permettant le bon fonctionnement de l’entreprise.

Les actifs circulants, ou courants impliquent notamment la gestion des stocks, les matières premières et les créances clients. Autrement dit, les actifs circulants sont les entrées d’argent à venir. À l’inverse, les passifs circulants désignent les dettes à court terme ou les sorties d’argent prévues.

Détenir un free cash flow positif et régulier prouve la stabilité d’une structure économique et laisse présager un avenir professionnel impliquant des décisions financières dont les risques sont mesurés. On parle parfois de « frais d’extension ». Théoriquement, on estime que le free cash flow permettrait de rembourser en 5 ou 8 ans de dettes commerciales.

Au cas contraire, un free cash flow souvent négatif est un signal d’alarme pour les entreprises afin de se remettre en question et de prendre rapidement des décisions économiques plus rentables.

 

Qu’est-ce que l’EBITDA et l’EBIT ?

L’EBITDA est un acronyme anglais qui signifie « Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation et Amortization », soit le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (BAIIDA). Il existe aussi sous l’acronyme OIBDA, « Operation Income Before Depreciation and Amortization ».

On le rapproche de l’EBE, « Excédent Brut d’Exploitation », soit la valeur ajoutée à laquelle on soustrait les salaires, les impôts sur la production (qui ne comprend pas les impôts sur la société) et où on ajoute des subventions pour la production.

L’EBITDA est un solde intermédiaire de gestion qui met en lumière le profit d’une entreprise. Il prend en compte des actifs circulants, comme le stock et les créances clients, mais n’implique pas les obligations fiscales et financières ni le renouvellement de matériels.

L’EBIT veut dire « Earnings Before Interest et Taxes ». En français, on utilise plus généralement l’acronyme BAII pour « Bénéfice Avant Intérêts et Impôts ». Les provisions et les amortissements sont alors pris en compte.

La méthode EBIT est sollicitée pour vérifier la rentabilité de l’entreprise, notamment quand il est question de rachat d’un établissement. Le prix de rachat peut être défini par l’EBIT multiplié par 5 ou 7, quand cela implique une entreprise stable et présente depuis assez longtemps sur le marché.

Il est important de souligner que l’EBITDA et l’EBIT ne sont pas les seuls chiffres à observer pour estimer la rentabilité d’une entreprise. Même s’ils sont fréquemment employés, ils comportent un biais valorisant, qui rend compte d’une réalité comptable à laquelle il est avisé d’apporter d’autres soldes intermédiaires, comme le résultat net (RN) ou la capacité d’autofinancement (CAF).

Le RN se calcule de la façon suivante : sélectionnez votre résultat courant, avant les impôts, indiquez les résultats exceptionnels et déduisez la participation salariale et les impôts sur les bénéfices.

La CAF est une opération simple : faites la somme des produits encaissables et soustrayez ce chiffre aux charges décaissables.

 

Comment calcule-t-on le cash flow ?

Pour calculer concrètement le cash flow, nous vous conseillons de dresser un tableau de cash flow avec plusieurs catégories regroupant vos encaissements et vos décaissements, ou vos entrées et sorties d’argent. Cela permet de se retrouver plus facilement dans les chiffres et ainsi de repérer d’éventuelles erreurs.

Dans une première catégorie sur les flux de trésorerie liés à l’exploitation, intégrez le bénéfice net, les dotations aux amortissements provisoires, les plus et moins-values de cession, les dividendes, la charge d’impôt et d’autres flux liés à l’exploitation.

Ensuite, indiquez les flux de trésorerie liés à l’investissement, tels que les acquisitions et les reventes d’immobilisation corporelles et incorporelles, ou encore les dividendes reçus.

Enfin, précisez les flux de trésorerie liés au financement, regroupant les acquisitions et les reventes d’actions, les dividendes versés aux actionnaires, les nouveaux emprunts et les remboursements d’emprunt avec leurs intérêts.

 

Tableau de calcul flux de trésorerie

Renseignez vos valeurs dans les cases montants et laissez notre simulateur faire le calcul pour vous !

Nature Montants
FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS À L'ACTIVITÉ
Résultat net d'activité
Élimination des charges et des produits sans incidence sur la trésorerie ou non liés à l'activité :
+ Dotations aux amortissements et aux provisions nettes des reprises (sauf celles portant sur l'actif circulant)
- Transferts de charges au compte de charges à répartir
= Résultat brut d'exploitation
Variation du Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation ( B.F.R.E.) :
- Variation des stocks
- Variation des créances d'exploitation
+ variation des dettes d'exploitation
= Flux net de trésorerie d'exploitation
Autres encaissements et décaissements liés à l'activité:
- Frais financiers
+ Produits financiers
- Impôt sur les sociétés, hors impôt sur les plus-values de cession
- Charges exceptionnelles liées à l'activité
+ Produits exceptionnels liées à l'activité
- Autres créances liées à l'activité
+ Autres dettes liées à l'activité (y compris intérêts courus)
= Flux net de trésorerie généré par l'activité (A)
FLUX DE TRESORERIE LIES A L'INVESTISSEMENT
- Acquisitions d'immobilisations
+ Cessions d'immobilisations nettes d'impôts
+ Réductions d'immobilisations financières
+ / - Variation des autres postes (dettes et créances) relatifs aux immobilisations
= Flux net de trésorerie lié aux opérations d'investissement (B)
FLUX DE TRESORERIE LIES AU FINANCEMENT
+ Augmentation de capital en numéraire
- Réduction de capital
- Dividendes versés
+ Emissions d'emprunts
- Remboursements d'emprunts
+ Subventions d'investissement reçues
= Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement (C)
VARIATION DE TRESORERIE (A + B + C)
+ Trésorerie d'ouverture
= Trésorerie de clôture

 

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24 juin 2022
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